Licenciement pour faute grave : procédure et pièges à éviter
20 juin 2026 · 6 min de lecture
La faute grave se définit comme un fait ou un ensemble de faits imputables au salarié qui rendent impossible son maintien dans l'entreprise, même pendant la durée du préavis. Elle prive le salarié de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité compensatrice de préavis, ce qui en fait un motif fréquemment contesté devant le conseil de prud'hommes.
La procédure débute par la convocation à un entretien préalable, qui doit être adressée par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge, en respectant un délai minimal de 5 jours ouvrables avant l'entretien. En cas de faute grave avérée, l'employeur peut prononcer une mise à pied conservatoire dans l'attente de la décision définitive.
La lettre de licenciement doit être suffisamment motivée : elle doit énoncer des faits précis, matériellement vérifiables et datés. Une motivation trop générale ou imprécise expose l'employeur à voir le licenciement requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse, avec des conséquences indemnitaires importantes.
Le respect du délai de prescription est également déterminant : l'employeur dispose de deux mois à compter de la connaissance exacte des faits fautifs pour engager la procédure disciplinaire. Passé ce délai, les faits ne peuvent plus être invoqués à l'appui d'un licenciement.
Pour le salarié, contester un licenciement pour faute grave suppose d'analyser la matérialité des faits reprochés, la proportionnalité de la sanction et le respect de la procédure. Le cabinet Liverson accompagne employeurs et salariés dans la sécurisation ou la contestation de ces procédures, de la phase de convocation jusqu'à la représentation devant le conseil de prud'hommes.
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